{"id":4265,"date":"2016-08-28T11:08:32","date_gmt":"2016-08-28T11:08:32","guid":{"rendered":""},"modified":"2018-03-24T07:09:02","modified_gmt":"2018-03-24T07:09:02","slug":"a-ne-pas-rater-les-elections-du-7-octobre-quel-bilan-gouvernemental-avec-jilali-chafik","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/badilpress.com\/?p=4265","title":{"rendered":"A NE PAS RATER \u2026  Les \u00e9lections du 7 octobre : Quel bilan gouvernemental ? \u2026 AVEC JILALI CHAFIK"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left: 7.1pt; text-align: center;\"><strong>Le gouvernement actuel ach&egrave;ve son mandat dans quelques mois. Il serait tout indiqu&eacute; de faire de mani&egrave;re objective et sinc&egrave;re sans parti pris le bilan de son action en mettant en &eacute;vidence l&rsquo;environnement &eacute;conomique et social dans lequel il a &eacute;t&eacute; investi, ses engagements et le bilan de ce qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; de ce ne l&rsquo;a pas &eacute;t&eacute;.<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\"><strong>R&eacute;forme de la constitution&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">Le Maroc, saisi par les contestations populaires dans plusieurs pays arabes qualifi&eacute;es de &laquo;&nbsp;printemps arabe&nbsp;&raquo;a &eacute;t&eacute; plus r&eacute;actif, gr&acirc;ce &agrave; la <strong>clairvoyance<\/strong> de <strong>Sa Majest&eacute; le Roi<\/strong>, en proposant une <strong>nouvelle constitution<\/strong> qui se veut lib&eacute;rale, moderne et d&eacute;mocratique, avec un renforcement des pouvoirs du Chef de gouvernement et une ind&eacute;pendance de la justice, en affirmant l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre les hommes et les femmes et le <strong>renforcement des libert&eacute;s<\/strong> et des droits des citoyens. Cette constitution a &eacute;t&eacute; massivement <strong>approuv&eacute;e<\/strong> par <strong>referendum<\/strong>, le 1<sup>er<\/sup> juillet 2011.<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">De nouvelles <strong>&eacute;lections<\/strong> anticip&eacute;es, ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es sur la base de la constitution fraichement adopt&eacute;e. Caract&eacute;ris&eacute;es par une plus grande transparence, elles ont &eacute;t&eacute; remport&eacute;es par le <strong>Parti de la Justice et du D&eacute;veloppement<\/strong> (PJD), avec 27,08% des suffrages exprim&eacute;s, repr&eacute;sentant 107 si&egrave;ges sur les 395 qui composent le Parlement. Toutefois, la <strong>participation<\/strong> &agrave; ce suffrage n&rsquo;a &eacute;t&eacute; que de <strong>45,40%,<\/strong> ce qui montre que plus de la moiti&eacute; des &eacute;lecteurs ne s&rsquo;est pas d&eacute;plac&eacute;e, dont une grande majorit&eacute; parmi la <strong>population des jeunes<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\"><strong>Sa Majest&eacute; le Roi<\/strong> a nomm&eacute;, le 29 novembre 2011, Mr <strong>Abdelilah Benkirane<\/strong>, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du PJD, au poste de Chef de gouvernement, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 47 de la nouvelle constitution qui pr&eacute;voit que le Roi choisisse le Chef de gouvernement au sein du parti politique arriv&eacute; en t&ecirc;te des &eacute;lections. Celui-ci a constitu&eacute; sa <strong>majorit&eacute;<\/strong> compos&eacute;e des partis de <strong>l&rsquo;Istiqlal, Al Harak et le PPS<\/strong>. Il a pr&eacute;sent&eacute;, le 17 janvier 2012 devant les deux chambres r&eacute;unies, le programme gouvernemental ,lequel a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; le 19 janvier 2012, par le vote de la majorit&eacute; absolue des membres de la chambre des repr&eacute;sentants, constituant ainsi, l&rsquo;acte l&eacute;gal d&rsquo;investiture du gouvernement.<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\"><strong>L&rsquo;environnement dans lequel gouvernement actuel a &eacute;t&eacute; investi:<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">Le gouvernement actuel a &eacute;t&eacute; investi dans un environnement &eacute;conomique et social d&eacute;favorable, caract&eacute;ris&eacute; par&nbsp;:<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>une <strong>crise &eacute;conomique mondiale<\/strong> qui a touch&eacute; notamment nos partenaires privil&eacute;gi&eacute;s, ce qui impacte n&eacute;gativement sur nos &eacute;changes commerciaux, le tourisme, le transfert des MRE et sur l&rsquo;investissement direct &eacute;tranger. Elle sera traduite par un ralentissement de notre propre &eacute;conomie, ce qui induit une croissance du taux de ch&ocirc;mage et un ralentissement du taux de croissance de notre PIB.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Un <strong>taux d&rsquo;<\/strong><strong>analphab&eacute;tisme<\/strong> qui touche une grande fange sociale, pla&ccedil;ant le Maroc parmi les pays de cat&eacute;gorie faible &agrave; moyen, selon le classement du Programme des Nations Unies pour le D&eacute;veloppement, et ce, dans un monde fond&eacute; sur une &eacute;conomie du savoir faire o&ugrave; les lieux d&rsquo;attractivit&eacute; des investissements sont caract&eacute;ris&eacute;s surtout par une main-d&#39;&oelig;uvre qualifi&eacute;e plut&ocirc;t qu&rsquo;une main-d&rsquo;&oelig;uvre bon march&eacute;.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le ch&ocirc;mage des jeunes<\/strong> dipl&ocirc;m&eacute;s et autres dont un nombre croissant arrive annuellement sur le march&eacute; de l&rsquo;emploi. L&rsquo;Administration ne peut absorber qu&rsquo;une infime partie, au regard de son budget de fonctionnement d&eacute;j&agrave; lourd et cons&eacute;quent. Le r&ocirc;le du secteur priv&eacute; dans ce cadre serait primordial. Encore faut-il le structurer et cr&eacute;er des conditions favorables au profit des entreprises (PME et PMI) pour la promotion l&rsquo;investissement national et &eacute;tranger.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Une <strong>gouvernance<\/strong> qui laisse &agrave; d&eacute;sirer. Elle est caract&eacute;ris&eacute;e par une insuffisance des r&egrave;gles de transparence et de tra&ccedil;abilit&eacute; de la gestion des deniers publics, une vision timide de l&rsquo;ind&eacute;pendance et de l&rsquo;impartialit&eacute; du syst&egrave;me judiciaire et&nbsp; des pratiques bien ancr&eacute;es de <strong>favoritisme<\/strong>, de <strong>passe-droits<\/strong>, d<strong>&rsquo;impunit&eacute;<\/strong> et de <strong>corruption.<\/strong> Ceux-ci sont source de frustration et de d&eacute;couragement. Ils menacent la s&eacute;curit&eacute; sociale, sapent les institutions, la justice et les valeurs d&eacute;mocratiques et &eacute;thiques et constituent une entrave s&eacute;rieuse &agrave; la promotion de l&rsquo;investissement et &agrave; la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; des affaires au Maroc.<\/li>\n<li>&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Une caisse de compensation d&eacute;voratrice de budget de l&rsquo;Etat<\/strong>, dont le montant est en perp&eacute;tuelle augmentation. La caisse profite davantage aux soci&eacute;t&eacute;s et aux personnes ais&eacute;es qu&rsquo;&agrave; la population n&eacute;cessiteuse. Les cr&eacute;ances exigibles sur la caisse, sont pass&eacute;es d&rsquo;environ 4 Milliards de dirhams en 2002, &agrave; 52 Milliards de dirhams au titre de l&rsquo;ann&eacute;e 2011, soit un facteur multiplicateur de 13. Le budget de la caisse de compensation a d&eacute;pass&eacute; les <strong>60 Milliards<\/strong> de dirhams, en 2012, contre <strong>32 milliards<\/strong> pr&eacute;vus par la loi de finances, sans l&rsquo;augmentation du prix du carburent, op&eacute;r&eacute;e r&eacute;cemment. La caisse agit directement sur l&rsquo;augmentation des d&eacute;ficits budg&eacute;taire et commercial et sur l&rsquo;&eacute;rosion de la couverture des avoirs &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, dont l&rsquo;encours s&#39;est repli&eacute; en s&rsquo;&eacute;tablissant en 2011 &agrave; <strong>134,7 milliards de dirhams<\/strong>, soit l&#39;&eacute;quivalent de <strong>3,7 mois d&#39;importations<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"margin-left:1cm\">&middot;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <strong>dette publique externe<\/strong> qui a d&eacute;pass&eacute; la barre du 30 % du PIB. Les charges de la dette ont connu une augmentation de 6% &agrave; fin ao&ucirc;t 2012 par rapport &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode de 2011.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Le <strong>r&eacute;gime des retraites des fonctionnaires civils,<\/strong> dont la situation est de plus en plus <strong>pr&eacute;occupante<\/strong> pour l&#39;avenir, en raison du d&eacute;ficit de la Caisse Marocaine des Retraites. Ce <strong>d&eacute;ficit<\/strong> est estim&eacute; &agrave; <strong>430 milliards<\/strong> de dirhams en 2011 et se creuse de jour en jour. Il est d&ucirc; au fait que <strong>l&rsquo;effectif<\/strong> des retrait&eacute;s a progress&eacute; trois fois plus rapidement que celui des <strong>actifs<\/strong> durant les vingt derni&egrave;res ann&eacute;es. Les <strong>&eacute;tudes<\/strong> actuarielles r&eacute;alis&eacute;es dans ce cadre, montrent qu&rsquo;en 2011, <strong>l&rsquo;engagement<\/strong> net non couvert du r&eacute;gime civil des fonctionnaires atteint <strong>705,73 milliards<\/strong> de dirhams.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:1cm\">&middot;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>L&rsquo;&eacute;conomie informelle<\/strong>, bien qu&rsquo;elle constitue une activit&eacute; lucrative pour une frange de la population, elle&nbsp; plombe la politique commerciale et fausse le jeu de la concurrence loyale. Elle repr&eacute;sente en 2011environ 43 % du revenu national brut (RNB) et 40 % de la valeur ajout&eacute;e globale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:1cm\">&middot;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <strong>balance commerciale<\/strong> du Maroc qui a toujours pr&eacute;sent&eacute; un <strong>d&eacute;ficit devenu structurel<\/strong>, du fait que le commerce ext&eacute;rieur n&rsquo;a pas connu de modification importante en termes de qualit&eacute; de l&rsquo;offre exportable, de diversification des produits et de d&eacute;bouch&eacute;s ext&eacute;rieurs. L&#39;att&eacute;nuation du d&eacute;ficit commercial passe par l&rsquo;ouverture de nos &eacute;changes sur d&rsquo;autres horizons et par une offre abondante et comp&eacute;titive, sur la base sur d&rsquo;un triptyque&nbsp;: (1) L&rsquo;environnement des affaires, notamment les aspects fiscaux, les facilit&eacute;s accord&eacute;es aux soci&eacute;t&eacute;s (PMI, PME) et la r&eacute;glementation du march&eacute; du travail&nbsp;; (2) les infrastructures de transport, d&rsquo;&eacute;nergie et de t&eacute;l&eacute;communication dont le Maroc est bien pourvu, et (3) le savoir-faire, caract&eacute;ris&eacute; par l&rsquo;innovation et la recherche et d&eacute;veloppement, dont notre pays accuse un retard patent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:1cm\">&middot;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les <strong>in&eacute;galit&eacute;s sociales et spatiales<\/strong> qui se creusent davantage, malgr&eacute; la contribution de l&rsquo;INDH, qui n&rsquo;a pas pu les att&eacute;nuer. L&rsquo;INDH, lanc&eacute;e en 2005, avait d&eacute;fini des objectifs tr&egrave;s ambitieux visant &agrave; s&rsquo;attaquer au d&eacute;ficit en &eacute;quipements et services sociaux, &agrave; promouvoir des activit&eacute;s g&eacute;n&eacute;ratrices de revenus stables et &agrave; mettre en chantier un plan de redressement qui permettrait au monde rural de se d&eacute;velopper plus rapidement et plus rationnellement, outre la prise en compte des attentes des personnes aux besoins sp&eacute;cifiques. Certains de ces objectifs se chevauchent avec ceux du programme gouvernemental, notamment pour les &eacute;quipement et services sociaux, r&eacute;duisant ainsi l&rsquo;impact de cette Initiative.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:1cm\">&middot;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La r&eacute;forme du <strong>syst&egrave;me &eacute;ducatif et de formation<\/strong> qui absorbe plus de 26% du budget de l&rsquo;Etat, et ce, dans le but d&rsquo;am&eacute;liorer la qualit&eacute; de l&rsquo;enseignement, de l&rsquo;apprentissage et de la recherche scientifique et technique, un levier important pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique du pays.<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p>D&rsquo;un autre cot&eacute;, au cours de son mandat gouvernemental, le <strong>Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du Parti de l&rsquo;Istiqlal, <\/strong>fraichement &eacute;lu &agrave; la t&ecirc;te dudit parti, n&rsquo;a pas cess&eacute; de lancer des critiques de l&rsquo;action gouvernementale plus am&egrave;res que celles de l&rsquo;opposition, empruntes d&rsquo;un <strong>cri de c&oelig;ur plut&ocirc;t que d&rsquo;un appel &agrave; la raison et de revendications <\/strong>qui constituent la d&eacute;finition m&ecirc;me du caract&egrave;re <strong>populiste<\/strong>. A titre d&rsquo;exemple, l&rsquo;une de ses propositions, porte sur l&rsquo;augmentation des salaires, qui est certes, au bon gr&eacute; d&rsquo;une frange de la population. Mais, a-t-il mesur&eacute; ses effets n&eacute;gatifs, rien que sur le budget de fonctionnement et sur le r&eacute;gime des retraites, qui sont d&eacute;j&agrave; plomb&eacute;s par les derni&egrave;res augmentations des salaires op&eacute;r&eacute;es en 2012? Il est de notori&eacute;t&eacute; que ses critiques faites face aux m&eacute;dias plut&ocirc;t que de les faire au sein de la majorit&eacute; gouvernementale, dont son parti est une composante essentielle, constituent une tentative de cr&eacute;dibiliser son leitmotiv de <strong>remaniement gouvernemental<\/strong>, qu&rsquo;il r&eacute;clame haut et fort, avec sa face cach&eacute;e. Car le remaniement qu&rsquo;il pr&ocirc;ne serait d&rsquo;ordre politique et devrait conduire &agrave; un changement d&rsquo;alliance, ce qui a fragilis&eacute; encore plus ce gouvernement qui vient &agrave; peine d&rsquo;achever sa premi&egrave;re ann&eacute;e, qualifi&eacute;e d&rsquo;ann&eacute;e d&rsquo;apprentissage.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:7.1pt\">&nbsp;<\/p>\n<p>Ce remaniement minist&eacute;riel a &eacute;t&eacute; consomm&eacute; et le parti de l&rsquo;Istiqlal a quitt&eacute; le gouvernement et a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le parti RNI qui est la seule carte entre les mains du chef du gouvernement &agrave; m&ecirc;me de combler le vide cr&eacute;e par le d&eacute;part de l&rsquo;Istiqlal, malgr&eacute; la campagne de 2011 men&eacute;e contre le PJD, par le mort-n&eacute; G8 &agrave; sa t&ecirc;te le pr&eacute;sident actuel du RNI. Ce parti a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de 8 portes feuilles minist&eacute;riels importants dont les Affaires Etrang&egrave;res, les Finances et l&rsquo;Artisanat, outre la pr&eacute;sidence de la chambre des repr&eacute;sentants. Ce gouvernement bis de Benkirane termine bient&ocirc;t son mandat dans quelques mois. Quel bilan objectif peut-on faire de l&rsquo;action gouvernementale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les engagements du gouvernement<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans sa d&eacute;claration faite le 17 janvier 2012, le chef du gouvernement a insist&eacute; sur cinq axes majeurs. Il s&rsquo;agit de&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Une politique &eacute;conomique volontariste<\/strong> cr&eacute;atrice d&rsquo;emplois qui vise &agrave; r&eacute;aliser un taux de croissance annuel du PIB de 5,5%, &agrave; ma&icirc;triser le taux d&rsquo;inflation autour de 2% et &agrave; r&eacute;duire progressivement le taux ch&ocirc;mage &agrave; 8%par la cr&eacute;ation de 130 000 postes de travail, en moyenne annuelle durant la p&eacute;riode 2012-2016. Pour ce faire, le gouvernement ambitionne d&rsquo;atteindre un taux de croissance de 6% du PIB non agricole, un taux de d&eacute;ficit budg&eacute;taire autour de 3% du PIB &agrave; r&eacute;aliser progressivement et &agrave; augmenter les taux d&rsquo;&eacute;pargne et de l&rsquo;investissement, tout en ma&icirc;trisant le d&eacute;ficit du compte courant de la balance des paiements. Le chef du gouvernement souligne &agrave; cet &eacute;gard, que ces objectifs seront atteints en am&eacute;liorant la comp&eacute;titivit&eacute; des entreprises marocaines et leur capacit&eacute; &agrave; prospecter les march&eacute;s et en soutenant la demande int&eacute;rieure. Celle-ci sera am&eacute;lior&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; la promotion de l&rsquo;investissement, la consolidation de la demande ext&eacute;rieure et l&rsquo;augmentation du pouvoir d&rsquo;achat.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>La bonne gouvernance et la politique de la r&eacute;gionalisation. <\/strong>Le chef de gouvernement ambitionne de lutter contre la sp&eacute;culation, le monopole, la rente, la corruption et les passes droits, de renforcer l&rsquo;efficience de l&rsquo;administration et d&rsquo;am&eacute;liorer le climat des affaires pour la promotion de l&rsquo;investissement et le renforcement de la dimension territoriale et r&eacute;gionale, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises .Le gouvernement s&rsquo;est engag&eacute; aussi &agrave; mettre en &oelig;uvre la charte relative &agrave; la r&eacute;forme de la justice, &agrave; consacrer les droits et les libert&eacute;s et &agrave; r&eacute;unir les conditions de parit&eacute;, de participation de la soci&eacute;t&eacute; civile dans la gestion de la chose publique. Il s&rsquo;est engag&eacute; &eacute;galement &agrave; la cons&eacute;cration de la bonne gouvernance, &agrave; travers notamment l&rsquo;instauration des principes de transparence, de primaut&eacute; de la loi et de corr&eacute;lation entre responsabilit&eacute; et reddition des comptes et de la r&eacute;gionalisation avanc&eacute;e, ainsi que le renforcement de la d&eacute;centralisation et de la d&eacute;concentration.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:21.3pt\">&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Une politique sociale<\/strong> permettant de lutter contre les in&eacute;galit&eacute;s sociales et territoriales par l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration du programme de lutte contre l&rsquo;analphab&eacute;tisme, l&rsquo;acc&egrave;s &eacute;gal aux soins de sant&eacute;, la disponibilit&eacute; de l&rsquo;habitat d&eacute;cent, le soutien des programmes de l&rsquo;INDH, la promotion de la famille, de la femme et de l&rsquo;enfance, la relance du secteur sportif, le soutien aux personnes &agrave; besoins sp&eacute;cifiques et la promotion de la classe moyenne. Le chef de l&rsquo;ex&eacute;cutif a soulign&eacute; que son gouvernement ambitionne de r&eacute;duire de pr&egrave;s de moiti&eacute; le d&eacute;ficit en logements et d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;offre en portant de 840 mille &agrave; 400 mille le d&eacute;ficit en unit&eacute;s de logement, assurer la p&eacute;rennit&eacute; et la qualit&eacute; technique et architecturale du cadre b&acirc;ti, acc&eacute;l&eacute;rer la mise en &oelig;uvre des projets de villes sans bidonvilles et &eacute;laborer un nouveau cadre d&rsquo;int&eacute;gration urbaine et sociale de ces projets<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Le secteur de l&rsquo;&eacute;ducation et de la formation. <\/strong>Le gouvernement projette d&rsquo;am&eacute;liorer la qualit&eacute; de l&rsquo;enseignement, en accordant l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t n&eacute;cessaire aux cadres p&eacute;dagogiques selon une d&eacute;marche contractuelle pr&eacute;cise mettant l&rsquo;enseignant au c&oelig;ur du processus &eacute;ducatif et en dynamisant le r&ocirc;le du Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;ducation, de la formation et de la recherche scientifique en tant qu&rsquo;institution constitutionnelle.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Le Maroc dans son environnement r&eacute;gional et international. <\/strong>La d&eacute;claration gouvernementale vise &agrave; consolider l&rsquo;interactivit&eacute; positive avec l&rsquo;environnement r&eacute;gional et international du Royaume. En ce qui concerne la question du Sahara marocain, le gouvernement ambitionne de parvenir &agrave; une solution d&eacute;finitive consensuelle, dans le respect total de l&rsquo;unit&eacute; et de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; territoriale du Royaume.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les r&eacute;alisations accomplies&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A la fin de son mandat, le gouvernement Benkirane a-t-il r&eacute;alis&eacute; ces objectifs et bien d&rsquo;autres contenus dans son ambitieux programme? Le citoyen marocain a-t-il la sensibilit&eacute; qu&rsquo;il vit mieux qu&rsquo;il y a 5 ans, en disposant d&rsquo;une administration moderne, professionnelle et efficace &agrave; l&#39;&eacute;coute du citoyen, d&rsquo;un pouvoir d&rsquo;achat qui lui permet de vivre d&eacute;cemment, de l&rsquo;&eacute;quit&eacute; et la probit&eacute; dans le comportement envers les citoyens&hellip;A en juger par les derni&egrave;res &eacute;lections communales qui ont donn&eacute; la premi&egrave;re place en nombre d&rsquo;&eacute;lecteurs au parti du PJD, on peut soit r&eacute;pondre par le positif, soit interpr&eacute;ter cette attitude par la n&eacute;gation que les autres partis n&rsquo;ont pas fait mieux lorsqu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; au pouvoir. Dans tous les cas, les &eacute;lections parlementaires du 7 octobre 2016 constitueront le barom&egrave;tre de satisfaction des citoyens &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du bilan gouvernemental et du parti, le PJD. En attendant la date fatidique du 7 octobre, on peut &eacute;voquer les r&eacute;alisations du gouvernement selon une appr&eacute;ciation des faits aussi objectif que possible&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Au plan social<\/strong>, le gouvernement a pris des mesures courageuses que ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs n&rsquo;ont pas os&eacute; prendre. Il s&rsquo;agit de la r&eacute;forme des retraites et celle de la caisse de compensation dont le co&ucirc;t a &eacute;t&eacute; r&eacute;duit de mani&egrave;re substantielle en passant de 52 milliards de dirhams en 2013 &agrave; 23 milliards en 2015. Il s&rsquo;agit &eacute;galement de l&rsquo;augmentation des prix du carburent &agrave; la pompe, op&eacute;r&eacute;e en 2012,du non payement des journ&eacute;es de gr&egrave;ve, l&rsquo;obligation des dipl&ocirc;m&eacute;s en ch&ocirc;mage de subir les &eacute;preuves d&rsquo;un concours pour acc&eacute;der &agrave; la fonction publique et l&rsquo;interdiction aux enseignants et m&eacute;decins de la fonction publique d&rsquo;exercer dans le secteur priv&eacute;. Des mesures jug&eacute;es impopulaires certes, mais n&eacute;cessaires pour redresser l&rsquo;&eacute;conomie du pays. En contre partie, le gouvernement a mis en &oelig;uvre l&#39;indemnisation pour perte d&#39;emploi, l&rsquo;augmentation du montant de la bourse octroy&eacute;e aux &eacute;tudiants, la g&eacute;n&eacute;ralisation du RAMED et la baisse des prix de certains m&eacute;dicaments, la mise en place du fonds de coh&eacute;sion sociale et du fonds de solidarit&eacute; familiale, l&rsquo;augmentation du salaire minimum dans les secteurs de l&#39;industrie, du commerce, des services et de l&#39;agriculture, du SMIG et du seuil des pensions de retraite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Au plan des infrastructures et des finances,<\/strong> le gouvernement a poursuivi avec satisfaction la r&eacute;alisation des grands chantiers d&rsquo;infrastructures de transport et la mise en place de conditions favorables &agrave; l&rsquo;investissement, ce qui a favoris&eacute; le renforcement de la confiance des investisseurs et la capacit&eacute; du pays &agrave; honor&eacute; ses engagements financiers. Ceci a permis de drainer des investissements importants et a eu des impacts favorables sur le co&ucirc;t du financement sur le march&eacute; financier international en empruntant avec des conditions avantageuses gr&acirc;ce notamment &agrave; la ligne de cr&eacute;dit de pr&eacute;caution accord&eacute;e au Maroc par le FMI, une mesure qui vient consacrer la confiance plac&eacute;e par cette institution internationale en l&#39;&eacute;conomie marocaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En politique &eacute;trang&egrave;re<\/strong>, le Maroc a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s actif gr&acirc;ce aux multiples visites Royales, rendues aux Etats amis, sur tous les continents. Elles attestent d&rsquo;une attention particuli&egrave;re puisqu&rsquo;elles ont permis de relancer ou de renforcer les relations diplomatiques traditionnelles liant ces pays au Royaume, et d&rsquo;en nouer de nouvelles. Cette intense activit&eacute;, confort&eacute;e par un r&eacute;seau de repr&eacute;sentations diplomatiques &eacute;tendu, participe de la volont&eacute; du Royaume d&rsquo;&eacute;largir ses liens &agrave; d&rsquo;autres Nations et de r&eacute;pondre aux nouvelles exigences g&eacute;ostrat&eacute;giques internationales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;engagement du Maroc pour ces nouvelles exigences g&eacute;ostrat&eacute;giques r&eacute;pond &agrave; plusieurs imp&eacute;ratifs. Il s&rsquo;agit de se mettre au <strong>diapason des changements<\/strong> intervenus sur les sc&egrave;nes r&eacute;gionale et internationale afin de mieux positionner le pays sur l&rsquo;&eacute;chiquier g&eacute;ostrat&eacute;gique mondial, de lui donner toutes les chances d&rsquo;une meilleure insertion dans l&rsquo;&eacute;conomie globalis&eacute;e, et enfin de lui assurer les moyens de relever les nouveaux d&eacute;fis transnationaux auxquels les pays du Maghreb et de l&rsquo;Afrique se trouvent &eacute;galement confront&eacute;s (terrorisme, &eacute;migration ill&eacute;gale, conflits internes etc.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette d&eacute;marche, confort&eacute;e par une stabilit&eacute; politique et une paix sociale, a permis au Maroc de conforter ses liens avec les pays du Conseil de Coop&eacute;ration du Golfe, les grandes puissances&nbsp;: l&rsquo;Europe, les Etats Unis, la Chine et la Russie et l&rsquo;Afrique et le monde arabe. Le Maroc qui est devenu le second investisseur en Afrique selon le principe du co-d&eacute;veloppement, a vu sa demande de r&eacute;int&eacute;grer l&rsquo;Union Africaine sign&eacute;e par 28 nations africaines et appuy&eacute;e par 32.Cette action qui est men&eacute;e tambour battant par le Souverain a permis de briser l&rsquo;axe Alger&ndash;Abuja&ndash;Pretoria qui se mettait au travers des int&eacute;r&ecirc;ts du Maroc en Afrique et la r&eacute;int&eacute;gration du Maroc dans l&rsquo;Union Africaine est aujourd&rsquo;hui une question de temps. Cette r&eacute;int&eacute;gration contribuera sans doute au r&egrave;glement de la question du Sahara marocain comme le souhaite le Maroc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Au plan de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure&nbsp;: <\/strong>La p&eacute;riode &eacute;coul&eacute;e a &eacute;t&eacute; caract&eacute;ris&eacute;e par l&rsquo;augmentation du terrorisme &agrave; caract&egrave;re politique ou radicalisme religieux qui a frapp&eacute; plusieurs Etats africains, europ&eacute;ens, asiatique, am&eacute;ricains et arabes. Contrairement &agrave; ses voisins dans la r&eacute;gion, notamment &agrave; la Tunisie et la Libye, le Maroc a &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute; par le terrorisme ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Aucun attentat n&rsquo;a eu lieu dans le pays depuis cinq ans, gr&acirc;ce &agrave; la vigilance des forces de s&eacute;curit&eacute; qui d&eacute;ploient d&rsquo;intenses efforts pour d&eacute;samorcer les attentas avant leur accomplissement. Ceci conf&egrave;re au Maroc une bonne place comme &eacute;tant l&rsquo;un des pays les plus s&ucirc;rs et fait valoir ses forces au niveau international. Cet aspect est d&rsquo;une importance capitale et n&rsquo;a pas de prix.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les engagements non accomplis&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le gouvernement n&rsquo;a pas r&eacute;ussi &agrave; mettre en place une <strong>bonne gouvernance<\/strong> qui consacre le principe de transparence et de tra&ccedil;abilit&eacute; de la gestion des deniers publics, de primaut&eacute; de la loi et de corr&eacute;lation entre la responsabilisation et la r&eacute;&eacute;dition des comptes. Une gouvernance caract&eacute;ris&eacute;e par une vision claire de l&rsquo;ind&eacute;pendance et de l&rsquo;impartialit&eacute; du syst&egrave;me judiciaire exempte des pratiques malheureusement bien ancr&eacute;es de favoritisme, de passe-droits, d&rsquo;impunit&eacute; et de corruption.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les efforts d&eacute;ploy&eacute;s par le Maroc dans la lutte contre le fl&eacute;au de la corruption, <strong>n&rsquo;ont pas encore atteint les objectifs escompt&eacute;s<\/strong>, malgr&eacute; <strong>l&rsquo;engagement politique pris au plus haut rang de l&rsquo;Etat<\/strong> et malgr&eacute; les <strong>dispositifs r&eacute;glementaire et institutionnel adopt&eacute;s<\/strong>, en vue d&#39;instaurer des rapports responsables et transparents avec le citoyen. Le co&ucirc;t de la pratique de la corruption repr&eacute;sente annuellement quelques 5% du PIB marocain, soit environ 40 Milliards de dirhams, selon une &eacute;tude de la Banque Mondiale dont les r&eacute;sultats ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sents au 3<sup>&egrave;me<\/sup> Forum Mondial des Droits de l&rsquo;Homme tenu &agrave; Marrakech en novembre 2014.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le gouvernement a enregistr&eacute; avec d&eacute;solation son incapacit&eacute; de mener le combat contre la corruption, se cantonnent&nbsp; dans un discours st&eacute;rile et entretenant l&rsquo;impunit&eacute;. Aucune initiative r&eacute;ellement productive n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e par le gouvernement dans ce domaine, si ce n&rsquo;est une campagne de communication co&ucirc;teuse et contreproductive qu&rsquo;il avait lanc&eacute;e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le gouvernement s&rsquo;est attaqu&eacute; &agrave; <strong>la r&eacute;forme de la justice<\/strong>, une premi&egrave;re non seulement dans notre pays mais au niveau arabe et africain. La charte &eacute;labor&eacute;e par la Haute Instance de Dialogue National sur la R&eacute;forme de la Judicaire a pris des <strong>mesures audacieuses<\/strong> pour un syst&egrave;me judiciaire &eacute;quitable au service du citoyen et le <strong>pouvoir constituant marocain a pris toutes les dispositions n&eacute;cessaires afin de garantir une justice ind&eacute;pendante<\/strong>. Les dispositions constitutionnelles en vigueur sont coh&eacute;rentes et compl&egrave;tes pour moderniser notre syst&egrave;me judiciaire et donner un sens &agrave; l&rsquo;&eacute;difice de l&rsquo;Etat de droit afin de le porter au niveau de ceux des pays d&eacute;mocratiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, l&rsquo;ancrage des r&egrave;gles de moralisation de la justice continue &agrave; lui faire d&eacute;faut. Le <strong>syst&egrave;me judiciaire continue a&#768; &ecirc;tre entache&#769; de dysfonctionnements, de faiblesses et de manquements qui couvrent plusieurs de ses aspects<\/strong>. Selon le diagnostic &eacute;tabli par la Haute Instance du Dialogue National sur la R&eacute;forme de la Justice, il se d&eacute;gage&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>qu&rsquo;en plus de la lenteur et la complexit&eacute;&#769; qu&rsquo;il connait, et de ce qu&rsquo;il pr&eacute;sente comme manque de transparence et de carence de gestion moderne, les dysfonctionnements les plus dangereux du syst&egrave;me judiciaire sont <strong>l&rsquo;existence de certaines pratiques perverses<\/strong> qui ont touche&#769; les diff&eacute;rentes composantes de la Justice, et qui ont fait perdre, parfois, aux justiciables la confiance dans leur Justice, masquant ainsi ses aspects radieux et les conduites de ses femmes et hommes int&egrave;gres m&eacute;ritant tout estime&nbsp;<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Partant de ce diagnostic, il s&rsquo;av&egrave;re que la <strong>situation actuelle de la juridiction marocaine n&rsquo;est pas r&eacute;jouissante<\/strong>. Tous les indicateurs relatifs &agrave; la probit&eacute; de certains de nos magistrats ne sont malheureusement pas satisfaisants. La justice constitue bien un domaine qui n&rsquo;inspire pas de confiance chez le citoyen marocain. &#8232;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les indicateurs &eacute;conomiques sur lesquels le gouvernement s&rsquo;est engag&eacute; n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; atteints. L&rsquo;&eacute;quilibre de la <strong>balance commerciale<\/strong> du Maroc qui n&rsquo;a pas connu de modifications significatives en termes de qualit&eacute; de l&rsquo;offre exportable, de diversification des produits et des d&eacute;bouch&eacute;s ext&eacute;rieurs. Le taux de croissance escompt&eacute; de 5% par an n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; atteint m&ecirc;me durant l&rsquo;ann&eacute;e 2015 qui a connu une r&eacute;colte record. Les pr&eacute;visions de 2016 sont de 1,5% largement en d&eacute;ca du taux pr&eacute;conis&eacute; par le gouvernement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les <strong>recettes fiscales<\/strong> qui couvrent &agrave; peine 60% des d&eacute;penses budg&eacute;taires, alors que les 40% restants devraient &ecirc;tre financ&eacute;s par le recours &agrave; l&#39;endettement dont le budget en 2015, est estim&eacute; &agrave; 50 milliards de dirhams (4,5% du PIB)&nbsp;;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les <strong>d&eacute;penses du personnel<\/strong> qui ont atteint 98 milliards de dirhams (11% du PIB) et d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les <strong>d&eacute;penses de fonctionnement<\/strong> ont &eacute;t&eacute; de 195 milliards de dirhams alors que l&rsquo;investissement du budget g&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;&eacute;tait que de 54,1 milliards de dirhams.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La lutte contre le ch&ocirc;mage <\/strong>par la promotion de l&rsquo;emploi constituant l&rsquo;une des questions sociales les plus cruciales &agrave; laquelle le pays fait face, est intimement li&eacute;e &agrave; la dynamique de la croissance, qui est elle m&ecirc;me tributaire du volume et du taux de l&rsquo;investissement int&eacute;rieur et &eacute;tranger. Dans cette perspective, l&rsquo;effort public consistant &agrave; cr&eacute;er, au profit de l&rsquo;entreprise, l&rsquo;environnement le plus ad&eacute;quat, le <strong>programme action\/emploi<\/strong>, la <strong>formation qualifiante<\/strong>, le <strong>cr&eacute;dit jeunes promoteurs<\/strong> et entrepreneurs, le programme <strong>auto-emploi,<\/strong> les conventions sectorielles d&rsquo;emploi, le programme des p&eacute;pini&egrave;res d&rsquo;entreprises et le syst&egrave;me du <strong>micro cr&eacute;dit <\/strong>n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; &agrave; m&ecirc;me de permettre &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie marocaine d&rsquo;atteindre cet objectif. Le taux de ch&ocirc;mage de 8% ne sera pas atteint &agrave; la fin de 2016.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En conclusion<\/strong>, le gouvernement a fait de son mieux pour le d&eacute;veloppement du pays. Son bilan est mitig&eacute; et les engagements pris n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; tous honor&eacute;s pour des raisons multiples int&eacute;rieures et exog&egrave;nes. C&rsquo;est au citoyen d&rsquo;en juger l&rsquo;efficacit&eacute; lors des prochaines &eacute;lections du 7 octobre 2016, encore faut-il que la participation &agrave; ces &eacute;lections soit repr&eacute;sentative par un taux de participation honorable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les derni&egrave;res &eacute;lections communales ont laiss&eacute; &eacute;merger deux partis politiques en t&ecirc;te du peloton des partis, le PJD et le PAM. Le Maroc s&rsquo;achemine peu &agrave; peu vers deux blocs compos&eacute;s, le premier du PJD, Istiqlal, PPS et le second du PAM, RNI et Haraka. Le parti de l&rsquo;USFP serait certainement le grand perdant en raison des dissensions qu&rsquo;il a subies. Les &eacute;lections parlementaire du 7 octobre&nbsp; 2016 permettront soit de confirmer la supr&eacute;matie du PJD qui gouvernera certainement avec le PPS et l&rsquo;Istiqlal, soit que le PJD subira le vote sanction au profit du PAM qui gouvernera sans doute avec le RNI et l&rsquo;Haraka, soit une troisi&egrave;me solution qui consacre l&rsquo;Istiqlal auquel cas, il gouvernera avec le PJD et le PPS.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le gouvernement actuel ach&egrave;ve son mandat dans quelques mois. 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